Il s'en va et ferme la porte derrière lui, sans demander son reste. J'ai toujours eu un faible pour les hommes qui referment la porte derrière eux sans demander leur reste.
12/05/2013
Dorée
11/03/2013
Derniers poèmes d'amour
30/09/2012
Absence
19/07/2012
Où la vie se contemple tout est submergé
deux kilos et un teint d'albâtre,
Quand on me dit "alors, le Népal ? Comment c'était ?", je ne sais jamais quoi dire. Je ne sais pas mesurer. Alors je réponds, l'air embarrassé "c'est dépaysant" et je me lève pour aller commander une autre bière au bar.
"C'est dépaysant"...C'est facile, passe-partout, c'est vrai, mais terriblement réducteur.
(Je n'ai pas besoin d'en parler avec lui. Je n'ai qu'un mot à dire, et il comprend.)
30/06/2012
Au défaut du silence
26/04/2012
L'avenir d'une agonie
Un tour, deux tours, trente-trois tours, tout le temps, même pour dormir
07/03/2012
Je ne suis pas seul

12/12/2011
Suite

Aiguilles du ciel à deux balles. Je ne vous ai jamais plus détesté qu'aujourd'hui.
Et vas-y que je traîne ma valise à deux à l'heure. Je vous en prie, je vais juste attendre que vous daigniez arrêter de me faire perdre mon temps. Un rendez-vous ? J'ai une tête à avoir un rendez-vous ? Oui bon, c'est vrai, je ne suis pas en retard, non. Pour quoique ce soit. Pour une fois. Je veux juste marcher un peu, là, pour m'éviter de penser, j'ai le droit ? Marcher, vite et droit, pour l'empêcher de revenir.
Tu es là où on n'attend plus las d'attendre non Las d'entendre la symphonie d'un siècle mourant
Tué là ou on n'attend pas où tu vous Ils ont tous la même peau et ça ne fait même plus mal Le temps les temps où tu n'es pas là comme je regrette le temps où tu étais las quand les remords étaient cachés sous le sable et mes pieds sur le mur quel mur déjà Tu sais toi et moi le parapet... Oui celui-là peut-être qu'il est tombé peut-être qu'il est repeint aussi tu te souviens les aquarelles improvisées toi et moi sur la pierre métaphore au rabais C'était surtout toi et moi nous dans la mousse dans la buée de deux bouches jamais collées mais j'étais remplie de tout ce qu'il fallait dire et –
Pourquoi faut-il que le soleil se lève (il fait toujours nuit là-bas ? sur toi ? dans moi) et les hanches et les manches du lundi au dimanche elles crient ton nom Étouffé sous les draps mais ça je ne le dirai pas L'orgueil est plus fort et c'est toi oui toi qui as tort mais et moi mes émois ce n'est qu'un bout de temps ça me passera ce n'est qu'un peu de saisons que je gâche sans raison et si je parlais
mais je suis lâche –
Rend moi mes cathédrales je veux mes quais mes aimés mes quittés et les rires que je ne pensais qu'à moitié Et l'écume qui vient lécher mes pieds Et mon journal et mon café Oublié le filtre pas fait exprès
Morsures et paquets de nerfs, un peu plus un peu moins C'est rien Quand tu es loin Pas le temps de pleurer c'est l'heure de ma verveine (mais même les morceaux de sucre et le sachet tout rabougri me font penser à toi, c'est vraiment pas de veine)
A toi à moi, à l'improbable à la surprise en forme d'aveu à nos conflits muets à deux - pas besoin de le dire tu le sais je le crie en sourdine c'est mon secret livide celui qui dîne de mes amours pourries comme des fruits trop mûrs c'est mes talons qui claquent c'est mon baume des mutiques c'est le déjà-vu arrière goût métallique
(Buvons pour ne plus se souvenir pour ne plus se mentir)
Je reprends ce que j'ai donné ce que je t'ai légué les mains les seins la bouche et les mots qu'elle a jeté J'efface et je ne laisse plus rien J'irai creuser pour les reliques celles de mes ans fantasmés jamais justes Trop jeunes Pas au programme arithmétique de ta persistance ton impertinence Et tu sais que j'ai raison Mais tant pis viens me chercher tu seras pardonné dépêche toi Je n'ai jamais aimé les aéroports c'est plein de gens qui s'aiment trop fort –
Et mince ! J'aurais mieux fait d'aller au duty-free.
07/11/2011
Certitude

19/09/2010
Prête aux baisers résurrecteurs

04/08/2010
Puisqu'il n'est plus question de force





